Le point de concours des symédianesJean PIQUEREZCollège de Staël, Genève
CETTE étude prend son origine dans un exercice du livre de la C.R.M. : Géométrie vectorielle et analytique plane, Fundamentum de mathématique, nº 23. On y lit dans l'exercice 4.103, p. 145 :
«On appelle symédiane issue du sommet Je me suis alors replongé dans un vieux livre de géométrie synthétique à reliure presque centenaire et aux pages jaunies, héritage de ma mère : «Exercices de Géométrie'' par F.G.-M. (alias Frère Gabriel-Marie) récemment réédité chez Gabay. Il s'agit là d'une mine d'or inépuisable au charme suranné de la géométrie d'antan. On y lit notamment que les symédianes d'un triangle se coupent en un même point, appelé point de Lemoine (1873), et que ses coordonnées barycentriques sont proportionnelles aux carrés des côtés du triangle. J'ai voulu retrouver cette concourance à l'aide de la géométrie vectorielle enseignée dans nos lycées.
Soit donc un triangle
Ainsi, d'après la relation de Chasles, on a
C'est le moment de faire deux rappels d'importance :
Revenons à notre problème :
La bissectrice intérieure issue de
Donc, en vertu du deuxième rappel ci-dessus, la symédiane, notée
avec
Par permutation circulaire, on obtient les vecteurs
et
et l'on remarque que
Ainsi les équations vectorielles des trois symédianes sont :
avec les conditions
Il s'agit dès lors de démontrer la concourance de ces trois droites.
Si
Or,
Donc, dans le repère
On procède de même pour déterminer le point
or,
Ainsi, (4) et (6) impliquent
Ainsi dans le repère
Il reste à montrer que
Exemple numériqueSoit le triangle
et qu'elles concourent au point
|